Œuvre paralloïdre

de André Martel

Textes réunis et présentés par Brice Liaud

Jajeté danleu Troudoublis

Mes godasses pédassassines.

Dapuir en vavif ja camine

Sanzahohos, sanzahihis.

Certaines âmes mettent plus de temps que d’autres à fleurir : c’est à plus de 50 ans que le Toulonnais André Martel (1893-1976) a l’intuition d’une langue poétique et personnelle, propre à faire passer sur un français sclérosé le souffle frais de l’invention. Le Paralloïdre était né ! Jetant son existence de monsieur tout-le-monde aux orties, le Martélandre monte à la capitale où, vingt ans durant, il se fera le promoteur infatigable de son bel enfant à travers livres et revues, chansons et pièces de théâtre. Successivement secrétaire de Jean Dubuffet, Régent du Collège de ʼPataphysique, égérie de la revue Cheval d’attaque, le Papapafol du Paralloïdre laissera ainsi quantité de traces textuelles dont ce recueil tente modestement de dresser l’inventaire.

Ravifiant de la Verbicaduque, ilèlà por tojors, le Paralloïdre !

Extrait

INCANTATE

Ohahoh ! Ohahoh ! Ohahoh !
Viénez l’Aziel, l’Ater, l’Aygade é l’Ardifeu !
Vistez ! Les dioz issendescendent au bacaté du Pantacosme.
L’infer isseglorife aux clartes de l’enhaut. Clarici cè l’an 0 du Mirivis.
Ohahoh ! Ohahoh ! Ohahoh !
La matéruniverse se transfigurge.
Des pointestelles flusent dans les bouases.
Des perlines ruissent dans les gravalures.
Lesmoisisses s’enlumillent de pépitadors.
Poussance des régénères en ricoche infinale danleu Tempespace.
Alléluye aux Naturgies !
Ohahoh ! Ohahoh ! Ohahoh !

extrait de Le Mirivis des Naturgies (1963)

  • 428 pages ; 22 euros
  • ISBN 978-­2­-9570289­-9-3
  • Parution 10 février 2025

Disponible en librairie ou à la commande par mail : ovbedition@gmail.com ou à cette adresse : On verra bien, 6 rue de la Nation, 87000 LIMOGES France

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