Événements

Magnane versus Catinaud

Le colloque de trois jours consacré à Georges Magnane, auquel nous participions en tant qu’éditeurs, vient de se terminer.
Vingt sept intervenants, vingt conférences, une véritable marée de matière grise à travers laquelle s’est dévoilé peu à peu derrière l’écrivain Magnane, le portrait nuancé d’un René Catinaud profondément humain, tiraillé sa vie durant entre ses origines paysannes et le désir de faire carrière.
Sportif écrivant, écrivain sportif, Georges Magnane était avant tout un individu, dont l’indépendance aura toujours été le seul mot d’ordre.

Colloque

On n’en a pas beaucoup parlé jusqu’ici, mais nous ne nous sommes pas engagés tout seuls dans cet ambitieux projet. La réédition de Des Animaux Farouches a été possible grâce au travail préparatoire de Thomas Bauer, maître de conférence à l’université de limoges. A son initiative et avec la participation du Centre Régional du Livre, un colloque international sur Georges Magnane va avoir lieu à la Bibliothèque Francophone Multimédia de Limoges les 4, 5 et 6 juin prochains.
Le programme complet du colloque est disponible ici.
Deux manifestations auront également lieu autour du colloque les 14 et 15 juin.
Tous les renseignements sont disponibles sur un site dédié, cliquez sur l’image et venez nombreux !

Doudoune

Calme plat sur le blog. On pourrait croire que nous ronronnons bien au chaud sous la couette, attendant calmement que cet humide hiver s’évapore, mais ce n’est pas le cas.
La maquette du texte est en cours de finalisation, et, en parlant de couette, voici que se dévoile un pan de couverture, sous la forme d’une superbe linogravure réalisée par Yann d’après photographie.
Dans le geste auguste du faucheur on voit se cristalliser et s’amalgamer la dure condition du paysan du début du siècle et l’horreur que fait peser sur les âmes le spectre de la grande guerre. D’un mouvement tout est dit.
Voilà, ne nous reste plus qu’à mettre un peu de couleur et le titre à l’endroit prévu à cet effet, puis à placer en quatrième de couverture, à l’attention du futur lecteur, un petit résumé qui le fera saliver bien mieux que le chien de Pavlov.

Mais qui est Georges Magnane

Né René Catinaud le 31 août 1907 dans un petit village près de Neuvic Entier, en Haute-Vienne, Georges Magnane, après une enfance paysanne, étudie à l’école normale de Limoges, puis à la Sorbonne, où il obtiendra l’agrégation d’anglais. Homme discret et grand sportif, il publiera de 1938 à 1979 seize romans et un essai sur la sociologie du sport qui fait encore référence aujourd’hui. Egalement scénariste pour le cinéma et dramaturge, plusieurs de ses pièces seront jouées sur scène. Traducteur de Truman Capote, Ernest Hemingway, Iris Murdoch, Vladimir Nabokov, Philip Roth, John Updike ou Tom Wolfe, il couvrira aussi en tant que journaliste le procès de Bordeaux sur le massacre d’Oradour sur Glane en 1953. Grand prix de l’Académie Française pour « Des animaux Farouches », il ratera de peu le Prix Goncourt. Son œuvre, éditée chez Gallimard et Albin Michel, n’est plus disponible aujourd’hui.

Farouches

Georges Magnane, auteur aujourd’hui trop oublié, va faire l’objet cette année d’une campagne de réédition à l’initiative de Thomas Bauer, maître de conférence à l’Université de Limoges, et du Centre Régional du Livre, dans le cadre d’un colloque sur son œuvre.
Ainsi, nous publierons très bientôt, avec une grande fierté, le dernier roman de Georges Magnane : « Des animaux farouches ».
« La Bruyère, dans les Caractères, compare les paysans à « certains animaux farouches », d’où le titre et l’exergue donnés à cet étonnant récit d’enfance qui se déroule quelque part dans une région rude, quasi primitive de la Haute-Vienne, où le romancier a grandi parmi les siens. La guerre 14-18 d’un coté, la terre de l’autre, sont pour l’enfant  les lieux à peine différenciés d’effroyables combats qui ne peuvent se terminer autrement que par la mutilation, le désespoir ou la mort des adversaires. Car ceux-ci s’acharnent à défendre jusqu’au bout leur vérité, leur droiture, leurs biens, leur indépendance, leur solitude. En bref, ils opposent un refus déchirant à n’importe quelle forme de soumission, soit à la nature, soit à la société des hommes. »
Voici ce qu’écrivaient les éditions Gallimard en 4e de couverture de Des animaux farouches lors de sa parution en 1978.Ce roman autobiographique, aujourd’hui épuisé, est l’évocation lucide et violente de la vie d’un petit garçon dans une ferme limousine, au milieu d’une nature qui met chaque jour à l’épreuve les capacités d’endurance des hommes, tandis que le spectre de la première guerre mondiale laisse planer sur les champs son ombre délétère. Rien ici de commun avec un roman de « terroir », tant le texte, centré sur les sentiments des personnages, sans concession, tend à l’universalité.

Warhol

Et voici que, soudain, la bonne fée de la célébrité départementale s’est penchée sur notre gracile berceau. Ça chatouille un peu. En effet, le Populaire du Centre a publié ce 8 novembre une chronique décisive sur « dOg / Zéro » et notre charmante maison d’édition, dardant ainsi sur nos visages blafards les feux brûlants de la renommée. Mais ça va, on tient le coup.

L’article est disponible ici (sur abonnement).

Remerciements appuyés à Muriel Mingau pour son écoute et son intérêt.

Capillarité

Microdiffusion quand tu nous tiens ! dOg / Zéro est maintenant disponible dans les librairies les plus aventureuses de notre valeureux pays :

  • Page et Plume à Limoges
  • Rev’ en pages à Limoges
  • Pages d’écriture à St Yrieix
  • Le Passe-temps à Eymoutiers
  • La petite marchande d’histoires à Uzerche
  • La Librairie-Tartinerie à Sarrant (Gers)

Faire-part

Et voilà, ça y est, plus moyen de reculer, nous sommes éditeurs. Le bébé est sorti, il ne pèse pas lourd, il a le teint un peu blafard mais semble doté malgré sa petite taille d’une robuste constitution.
Nous nous y sommes fort attachés déjà, mais bon, on veut bien vous le vendre si vous consentez à y mettre le prix : 9 euros + 1,50 euros de port (réglable par chèque à On verra bien, 6 rue de la Nation, 87000 Limoges.).
Merci encore à nos magnanimes souscripteurs, pour lesquels nous améliorons chaque jour notre dextérité au collage d’enveloppe (surtout Yann), certains colis sont déjà partis, les autres frémissent d’impatience !

Ronéo

Voilà, notre crédibilité tout entière est maintenant dans les mains, que l’on espère préhensiles, de l’imprimeur, qui n’a pas donné de nouvelles pour l’instant. Mais peut-être sacrifie-t-il à cette si charmante et fort excusable coutume qui consiste à ne pas travailler les jours fériés, ce qui expliquerait ce pesant silence qui grignote peu à peu les murs de sérénité que nous avions dressés tant bien que mal contre les assauts de l’impatience. Bref, ça arrive.